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Randonnée en Tunisie

Compte rendu en photos d’une rando en Tunisie

Premier Bivouac

Après de nombreux et laborieux dialogues V.H.F avec la station radio de Kélibia en vue d’obtenir la météo , la Garde Nationale Maritime nous a contactés pour demander des explications sur : qui, quoi, comment  .Nous choisissons d’aller nous présenter et nous nous dirigeons là vers le port de Kélibia.(surmonté de son fort datant de l’époque turque)

Entre Kélibia et El Haouaria . Nous n’avons pas réussi à identifier les ruines qui se cachaient là .

Les amas d’algues séchées  (des  posidonies ?) qui se sont entassées sur quelques rochers forment un petit port .

Derière ces murailles les ruines de la ville punique de Kerkouane (qui n’est donc pas une ville bretonne)

Un petit aperçu de Kerkouane

Mauvais temps prévu pour demain. La météo a annoncé S.O, force 8.Nous touvons un endroit qui nous semble convenir. Finalement nous y resterons deux jours.

Marche à pieds donc.Le vent souffle de la terre comme prévu, mais sans doute moins fort que ce qui était annoncé, pour le moment .

Le vent s’est calmé, »on the road again », nous pensons trouver un temps plus clément de l’autre coté du Cap .

Ces oiseaux nous ont intrigués, très nombreux ils volaient autour de nous, au ras de l’eau puis restaient posés, peu farouches. Charles qui est nantais et donc grand connaisseur en volaille, dit qu’il sagit de Puffin Yelkouane(sous variété de méditerranée du « Puffin des anglais »).

On est de nouveau à l’abri, mais pour le remorqueur qui est posé là , l’aventure est finie. Un incendie apprendrons nous plus tard .

Contrairement à ce que nous avions pensé , une fois passé le Cap, nous ne nous sommes pas retrouvés à l’abri. Le vent tourbillonnait autour des hauteurs de ce fameux Cap Bon. Le permier virage a été dur à négocier. Il a fallu s’accrocher aux pagaies et regagner le rivage au plus vite. Là, Charles s’accroche plutôt à son Pentax donc ça va mieux. Au fond les iles de Zembra et Zembretta, accès impossible : zone militaire. C’était au départ un de nos objectifs.

Dernier bivouac. Ici la route n’est pas loin. Au delà nous n’en savons rien pour un bon moment. Demain nous continuons jusqu’à Sidi Daoud, j’irais en stop à Nabeul chercher la voiture. Nous ne verrons pas, de la mer,  les falaises de Korbous et ses sources d’eau chaude qui s’y déversent directement.

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La VHF

Note de 11 pages sur la VHF et son utilisation.

Mais qu’est-ce donc que cette fameuse VHF obligatoire pour la navigation en 5ième catégorie, recommandée dès que l’on s’éloigne un peu de la côte, et comment s’en sert-on ?

Sommaire :

C’est quoi la VHF ?
Comment on s’en sert ?
Les appels de détresse et de sécurité.

[GL]

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Guide de sécurité

Bien que certaines parties de ce document soient spécifiques à la navigation dans les eaux canadiennes, il contient de précieux conseils à l’attention des pagayeurs, la plupart étant transposables à la navigation en France.

GUIDE DE SÉCURITÉ

Document élaboré par la Garde côtière canadienne, Parcs Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak.

Bien que certaines parties de ce document soient spécifiques à la navigation dans les eaux canadiennes, comme les aspects réglementaires ou les zones de navigation, il contient de précieux conseils à l’attention des pagayeurs, la plupart étant transposables à la navigation en France.

D’autre part, si vous prévoyez de naviguer chez nos amis d’outre-Atlantique, il vous aidera dans la préparation de votre périple.

Vous trouverez davantage d’informations sur le site internet de la Fédération québécoise du canot et du kayak.

Voici la table des matières :

1. Introduction
2. Embarcation, équipement et tenue vestimentaire
3. Techniques de base et cours
4. Plans d’eau du Québec
5. Planification et préparation d’une excursion
6. Sécurité, dangers spécifiques et communications
7. Hypothermie
8. Météorologie
9. Navigation
10. Réglementation
11. Environnement
12. Avant de partir
13. Liste aide-mémoire
14. Code d’éthique
15. Ressources et références

Abondamment illustré et en couleurs, ce document peut être diffusé largement auprès des pagayeurs sous réserve de rester en version intégrale.

Copyright PAGAYEURS MARINS ©

 

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Les marées

mares 68.48 Kb : Topo de 5 pages expliquant le phénomène des marées, éditions du Macareux, proposé par Loïc Thomas (NACK). [GL]

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Check-list pour rando kayak de mer à partir d’une rando en Ecosse

 

CHECK-LIST pour RANDO KAYAK DE MER à partir d’une rando en Ecosse

HEBRIDES EXTERIEURES

LEWIS, HARRIS, NORTH-UIST

9 personnes

durée 15 jours dont 10 jours de navigation

1 minibus et 9 kayaks sur la remorque

Guy LECOINTRE

Véronique OLIVIER

Cette liste a été élaborée pour un projet précis. Elle peut servir d’aide pour la préparation d’une randonnée mais aura besoin d’être adaptée selon chaque programme de navigation.

U.K.A. (Union des Kayakistes de l’Auberge)

Auberge de Jeunesse

Château de Kerraoul – 22500 Paimpol

  SOMMAIRE

Avant le départ

Kayak et équipement de pont

Equipement du kayakiste

Matériel de sécurité

Navigation

Pêche

Matériel de bivouac (perso)

Divers rando (perso)

Matériel de bivouac (collectif)

Boîte de réparation générale

Matériel de réparation kayak

Pharmacie de premiers secours

Conseils « premiers soins »

Alimentation rando

Reférences

Annexe spécial Ecosse

Avant le départ

  • Réservation ferry (ies).
  • Carte d’identité en cours de validité suffisante pour l’Ecosse (ailleurs passeport / visa si nécessaire).
  • Carte grise / assurance internationale / assistance.
  • Change monnaie étrangère sauf zone Euro.
  • Cartes marines et / ou terrestres (éventuellement: photocopie, plastification ou pochette étanche).
  • Instructions nautiques.
  • Horaires de marées et coefficients.
  • Courants de marées.
  • S’entraîner à prendre la météo sur BBC ou France-Inter (Zones météo, horaires des bulletins, vocabulaire météo).
  • Lonely Planet et Guide du routard.
  • Itinéraire route: «www.mappy.fr» ou «www.viamichelin.com».
  • Plan de navigation.
  • Listes des campings intéressants (éventuellement).
  • Lieux de ravitaillement en cours de rando.
  • Contact auprès des clubs de kayak locaux pour renseignements.
  • Visite dentaire préventive si nécessaire.
  • Vérifier état kayak et matériel. Monter dérive. Vérifier le serrage des vis (extérieures au kayak) de fixation des barres de cale-pieds (entrée d’eau possible).
  • Graisser les trappes avec de la graisse marine (facilite ouverture et fermeture).
  • Commander éventuellement le matériel manquant.
  • Visite technique véhicule (vidange, niveaux, freins, état et pression des pneus y compris roue de secours). Contrôle technique de la remorque (feux, roues dont roue de secours).
  • Réglage des phares avec la remorque chargée (sinon il y a gêne des autres usagers car les codes éclairent comme en «phare»).
  • Acheter de l’huile moteur pour la route. Contrôler les feux de la remorque.
  • Prévoir:
  • – – Boîte d’ampoules de rechange.
  • – – Clé de démontage de roues véhicule et remorque (ce ne sont pas forcément les mêmes).
  • – – Quelques outils: pince multiprise, jeu de clés, tournevis, fil de fer, marteau…
  • – – 4 cadenas pour verrouiller les coffres de la remorque.

Kayak et équipement de pont

  • Kayak de mer équipé de compas, pompe ou écope, dérive, fixe-pagaie.
  • Pagaie
  • Pagaie de secours (ou en collectif)
  • Bout de remorquage
  • Couteau de pont (ou dans le gilet)
  • Carte marine (protège-carte, plastification)
  • Eponge
  • Bouteille d’eau sur le pont
  • Paddle-float, ou planches de piscine, ou Rolling float (cartouches de CO2)
  • Filet de pont

 

Equipement du kayakiste

  • Maillot de bain
  • Sous-vêtements synthétiques type Lifa (haut et bas). En double.
  • Petite polaire
  • Pantalon de ciré / pantalon avec manchons chevilles en latex type Yak / combinaison néoprène type planche à voile / combinaison étanche intégrale.
  • Chaussons néoprène ou équivalent
  • Anorak
  • Jupe
  • Jupe de secours (ou en collectif)
  • Gilet de sauvetage avec sifflet
  • Casquette / bonnet
  • Cagoule polaire ou Lifa
  • Cagoule néoprène (sécu)
  • Manchons pagaies (poggies), gants de planche à voile.
  • Crème solaire (protection du cou avec une casquette adaptée ou un foulard)
  • Stick lèvres ou écran total
  • Lunettes de soleil
  • Attache lunettes
  • Montre
  • Fruits secs, barres énergétiques
  • Thermos de boisson chaude
  • VHF (ou en collectif)
  • Matériel de sécurité: feux à main, fluorescéine, corne de brume, lampe…
    (voir ci-après)

Matériel de sécurité

(en 2 exemplaires pour un groupe de 10 personnes)

  • 3 feux à mains, 3 fusées parachute.
  • 1 sac ou couverture de survie
  • 1 ou plusieurs cyalumes (tube luminescent)
  • Fluorescéine (20 grammes)
  • 1 miroir de signalisation
  • Lampe frontale étanche (voir aussi bivouac)
  • Boussole
  • Allumettes étanches ou briquet + bougie
  • Bout de réparation (un petit rouleau)

Navigation

Instruments de navigation

  • Rapporteur breton (ou boussole)
  • Baromètre (type montre bracelet Suunto ou Casio)
  • Anémomètre
  • Compas de relèvement
  • GPS: utilisé comme une aide à la navigation dans les lieux peu ou non balisés, ou en sécurité en cas de mauvaise visibilité (brouillard…). Voir matériel électronique.

Documents marées et courants

  • Horaires de marées (Minitel 3615 SHOM ou http://www.shom.fr/).
  • Carte des courants de marée.

Pêche

  • Matériel de pêche: ligne de pêche, filet ou sac à poissons, mitraillettes et leurres de rechange, fil de rechange, haveneau.
  • Pince coupante pour hameçon (enfoncé dans un doigt par exemple)

Matériel de bivouac (perso)

Vêtements de change

  • Sous-vêtements
  • T-shirt et collant synthétiques type Lifa (en double)
  • Pantalon / short
  • Polaire épaisse
  • Chaussettes
  • Chaussures de marche/ bottes / sandales
  • Cagoule polaire ou type Lifa / écharpe ou tour de cou / casquette / bonnet / bob.
  • Veste et pantalon de ciré (ou équivalent pour une protection pluie efficace)

Couchage

  • Tente
  • Matériel de réparation ou de rechange spécifique: tubes de réparation des arceaux, sardines.
  • Couverture de survie aluminée épaisse (à mettre sous le tapis de sol dans zone humide ou très agressive, elle peut aussi servir de bâche pour déposer des affaires)
  • Matelas auto-gonflant
  • Sac de couchage (+ éventuellement sac intérieur en soie, coton ou polaire)

Divers rando (perso)

  • Sacs étanches: un pour duvet, un pour vêtements de rechange, 1 ou 2 petits pour papiers, pharmacie perso., etc….
  • Affaires de toilette / serviette / coupe ongles…
  • Papier toilette
  • Réveil
  • Médicaments, pharmacie perso
  • Lampe étanche + piles (sécu et bivouac)
  • Carte d’identité en cours de validité suffisante pour l’Ecosse (ailleurs passeport / visa si nécessaire)
  • Change monnaie étrangère sauf zone Euro
  • Carte de crédit / retrait international
  • Permis de conduire
  • Imprimé E111 pour remboursement frais de santé à l’étranger par sécurité sociale.
  • Carte de téléphone
  • Téléphone portable (chargeur)
  • Carnet(s) de route et crayon
  • Bouquins
  • Liste d’adresses
  • Petit dictionnaire
  • Lunettes de vue et de secours
  • Appareil photo et piles, pellicules.
  • Jumelles
  • Bouchons d’oreilles (boules Quiès)
  • Répulsif anti-moustiques
  • Moustiquaire de tête
  • Crème adoucissante après piqûres
  • Petit sac à dos
  • Masque de plongée éventuellement
  • Siège de bivouac / pouf / planche de piscine
  • Diluant pour fioul, goudron : «eau écarlate», acétone…

Matériel de bivouac (collectif)

Matériel de cuisine

  • 3réchauds MSR (avec kit de réparation).
    Nécessaire pour la rapidité des cuissons et temporiser en cas de panne d’un réchaud. Attention: nous avons failli perdre un embout rouge intégré à la pompe dans lequel vient s’emboîter le tuyau du réchaud…
  • Essence C: 12 litres emportés, reste 5 l.
    Il était utile d’en prendre 10 à 12 l quand même. Compter de 10 à 15 cl d’essence / pers. / jour suivant l’utilisation et le nombre de personnes. On économise à chauffer pour plusieurs.
  • Briquets: 1 par réchaud dans tube de médicament + 3 en sécu
  • Popotte (3 gamelles)
  • Manches de casserole amovibles
  • (cocotte-minute éventuellement)
  • Couverts: 1 verre plastique, 1 bol plastique, et 1 cuiller par personne. Chacun apporte son couteau perso.
  • Assiettes 3 pour l’ensemble du groupe
  • Louche
  • (poêleéventuellement)
  • Bouilloire
  • Ouvre-boîte
  • Tire-bouchon
  • Tuperware
  • Papier alu (poisson en papillote): 30 m
  • Sachets Zip ou Ziploc (petits, moyens, grands)
  • Piques à bigorneaux: 9
  • Couteau à huîtres
  • Seau en plastique pliant: 1
    Pratique pour le transport des gamelles et des couverts
  • Produit lave-vaisselle biodégradable: un flacon de 200/300ml
  • Paille de fer: 3
  • Sacs poubelles
  • Allume-feu marque Silex en sachets individuels.
  • Grille à poisson (fixée sur pont arrière d’un kayak par sandows et enveloppée dans une mousse matelas de camping ).
  • Vache à eau: 6 de 5 litres
    (voir «Alimentation rando»).
  • Pastilles «Aquatab» pour purifier l’eau pour presque toute la rando. Efficacité de 48 h mais action rapide. Pas du tout utilisé. Eau potable dans villages, ports, etc… Nécessaire d’en emporter quand même. Autre solution:pastilles«Micropur» (action moins rapide mais efficacité plus longue).
  • Thermos: 7 de 1 litre (voir «Alimentation rando»)

Divers

  • Sac plastique avec poignées pour portage de vrac
  • Quelques sacs étanches pour le pain
  • Poignées de portage: 2 paires.
    1 élément = 1 bout de Ø 8, L2,60m
    + 2morceaux de tuyau PVC noir (eau) L14cm, Ø 20-25mm
    (attacher le bout en boucle en y enfilant les deux morceaux de PVC).
  • Pour une autre rando, éventuellement:
  • – – Chariots
  • – – Câble anti-vol
  • – – Couvre-hiloire
  • – – Sandows inox

Boîte de réparation générale

 

  • Multi-outils type Leatherman
  • Multi-tournevis avec jeu d’embouts
  • Cutter
  • Scotch large armé bien adhésif
  • Colle néoprène, super-glue
  • Bout, garcette Ø 2 ou 3 mm (petit rouleau)
  • Epingles de sûreté
  • Minimum de couture

Matériel de réparation kayak

  • Sillglass ou bande bitumineuse aluminium
  • Résine mastic 2 composants (polyester / époxy) ou «choucroute» polyester avec durcisseur et accélérateur (en petit pot) ou mastic polyester armé.
  • Scotch orange PVC adhésif bâtiment pour réparation à l’extérieur, ou scotch armé large bien adhésif.
  • Pour refaire les joints des cloisons: mastic polyuréthane marque «SikaflexAM» (Schipchandlers).
    Ne pas utiliser du gel silicone salle de bains, ne tient pas s’il n’y a pas de pression.
  • Gant jetable ou «Mapa» pour manipuler les produits synthétiques
  • Cutter

Pharmacie de premiers secours

(Proposition de François Jouan, Odette Pennors et France Audebourg)

Type randonnée en kayak de mer en autonomie.

A chacun de l’adapter (médicaments personnels) en fonction de ses besoins et en lien avec son médecin.

Médicaments

En gras italique : les médicaments délivrés sur prescription médicale.

Symptômes

Traitements

COUP DE POMPE

Grignotis sucrés (barres de fruits, chocolat…). Barres de céréales… Boire (eau, thé sucré…).

En cas de malaise hypoglycémique : morceaux de sucre à mouiller pour une absorption plus rapide (en emballage individuel, à laisser sur le dessus de la pharmacie) puis, sucres lents (barres de céréales…).

TROUBLES DIGESTIFS

1) Nausées, vomissements.

2) Douleurs, coliques.

3) Douleurs pendant ou après des efforts violents avec ou sans diarrhée

 

1) Primpéran

2) Spasfon-lyoc

3) Smecta

TROUBLES INTESTINAUX

(diarrhée)

Tiorfan + hydrater (eau, thé chaud sucré, coca-cola) + régime (riz, carottes…). Se mettre à la diète pendant 12 à 24 heures et consommer des boissons sucrées.

DOULEURS

FIEVRE

Doliprane : existe en lyoc à dissoudre sous la langue, très pratique en kayak : Dolitabs.

Aspégic (= Aspirine), attention au risque allergique, au risque hémorragique (en cas d’ulcère de gastrite), en cas d’asthme.

RHUME

(bénin sans fièvre)

Solutricine vitamine C

ALLERGIES

(rhume des foins, démangeaisons, plaques rouges, yeux rouges larmoyants)

 

Antihistaminique : Zyrtec ou Clarityne.

 

BRULURES

1) Non graves et peu étendues

 

 

2) Coup de soleil

 

1) Immédiatement : refroidir en faisant ruisseler de l’eau douce (10° à 25°) durant au moins 5mn.

Biafine (brûlures 1er et 2ème degré appliquée en couche épaisse)  ou Tulle gras.

2) Préventif : crème photoprotectrice toutes les 02H00 IP > 30 (indice de protection)

Curatif : Biafine

PLAIES

Dakin stable ou Bétadine aqueuse ou autre antiseptique (attention ne jamais appliquer deux antiseptiques différents l’un après l’autre).

BOSSES  HEMATOMES

Hemoclar ou Arnican

ENTORSE

1) Bénigne : Niflugel

2) Plus grave : contention par Elastoplast, bandes élastiques, Nifluril

YEUX ROUGES,

CORPS ETRANGER DANS L’OEIL

 

Gel larmes Dacryoserum unidose

PIQURES D’INSECTES

Quotane ou Parfenac

Instruments et compléments

  • Petits ciseaux, pince à épiler (écharde), épingles de sûreté.
  • Compresses en emballage individuel
  • Sparadrap hypoallergénique
  • Pansements à découper
  • Stéri-Strip (en cas de plaies pour rapprocher les bords)
  • Bandes élastiques autoadhésives Nylexogrip (elles permettent de faire tenir un pansement)
  • Serviette hygiénique (pour faire un pansement compressif)
  • Gants jetables
  • Couverture de survie

Conseils « premiers soins »

(Proposition de France Audebourg. A photocopier, plastifier et à mettre dans la boite à pharmacie)

Se laver les mains à l’eau et au savon avant et après les soins, ou les désinfecter avec des lingettes alcoolisées ou les passer à l’alcool ou autre antiseptique.

Porter des gants en cas de saignement et de lésions sur les mains du soignant.

Petites plaies

Désinfecter avec un antiseptique à l’aide de compresses stériles, mais jamais de coton. Partir du centre de la plaie vers l’extérieur, mais pas l’inverse pour ne pas ramener d’impuretés. Utiliser autant de compresses que vous répétez le geste. Puis poser une compresse stérile et la fixer à l’aide d’un sparadrap hypoallergénique.

Plaie plus profonde

Rapprocher les bords de la plaie avec du stéristrip puis mettre un pansement.

En kayak il est pratique de faire tenir le pansement avec une bande cohésive type Nylexogrip. Si plaie trop profonde désinfecter, protection par une compresse et suture dans un centre de soins au plus tard dans les 12h.

Bosse, hématome

Eau froide puis crème ( Arnican, Hémoclar).

Corps étranger dans l’oeil

Rincer abondamment les yeux avec du sérum physiologique. Ne pas chercher à ouvrir l’œil de force et ne pas frotter avec une compresse sous peine d’érafler la cornée.

Saignement de nez

Demander à la personne de se moucher pour évacuer les caillots. Il doit pencher la tête légèrement en avant afin que le sang s’évacue par la narine et non dans la gorge. Lui demander de comprimer avec un doigt la narine qui saigne pendant 10 mn. Ne pas mettre de coton dans la narine sous peine de rouvrir la plaie lors de son retrait.

 

Coup de chaleur

Allonger la personne à l’ombre, compresse d’eau fraîche, donner à boire si elle est consciente, si elle est inconsciente desserrer col, ceinture (enlever jupe néoprène) et mettre en PLS : position latérale de sécurité . Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la personne (chewing-gum, dentier..).

Brûlure

Passer immédiatement la zone brûlée sous l’eau douce froide (10 à 25°) en laissant ruisseler l’eau sans pression sur la brûlure, pendant au moins 5mn.

Brûlure non grave et peu étendue :

Désinfecter ensuite la brûlure.

Appliquer une couche épaisse de Biafine, recouvrir d’une compresse humidifiée puis faire un pansement.

Saignement abondant

Appuyer fortement sur la plaie avec la paume de votre main (sauf si corps étranger dans la plaie) jusqu’à l’arrêt complet du saignement.

Des maladies peuvent être transmises par le sang, si le soignant a des lésions sur les mains, il peut se protéger par le port de gants ou en interposant un morceau de plastique, au mieux en glissant sa main dans un sac imperméable (Ziploc).

Allonger la personne.

Prévenir les secours.

Ne pas donner à boire.

Protéger la personne contre le froid ou les intempéries (couverture de survie).

 

Chute d’une dent

Rincer la bouche. Rincer la dent au sérum physiologique ou dans la salive. Réimplantation immédiate de la dent à sa place. Adresser rapidement chez un dentiste (URGENCE). Même chose pour une fracture de dent.

Chute ou accident sur la tête ou sur le dos

Ne pas bouger ou déplacer la personne. Ne pas laisser seul. Ne pas faire boire.

Vérifier la conscience (répond aux questions ? aux ordres simples ?)

Si inconscient : respire-t-il ? Le cœur bat-il ?

Prévenir les secours.

Desserrer col et ceinture (jupe kayak à découper si besoin).

Mettre en PLS si inconscient.

Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la personne (chewing-gum, dentier..).

Couvrir  (pour éviter le refroidissement).

Perte de connaissance brêve

(évanouissement : émotion, faim, fatigue)

Faire allonger , jambes surélevées.

Desserrer col, ceinture (jupe kayak).

Crise d’épilepsie

Laisser faire la crise en protégeant la tête.

Desserrer col, ceinture (jupe kayak).

Après la crise, gardez au calme en PLS.

Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la personne (chewing-gum, dentier..).

Noyade, hydrocution

Sortir la personne de l’eau, si elle est inconsciente et ne respire plus il faut pratiquer le bouche à bouche :

Allonger la personne.

Desserrer col, ceinture (jupe kayak) : tout ce qui peut gêner la respiration.

Basculer doucement la tête de la personne en arrière et élever son menton.

Ouvrir sa bouche et retirer d’éventuels corps étrangers.

Garder le menton élevé, effectuer le bouche à bouche  en pinçant le nez ou le bouche à nez en fermant la bouche de la personne, souffler progressivement en 2 secondes jusqu’à ce que la poitrine du noyé commence à se soulever (une quinzaine de fois par minute).

Une autre personne se sera chargée d’appeler les secours.

Alimentation rando

L’organisation pour la nourriture a été prévue pour une autonomie complète, sans ravitaillement en cours de navigation.

Les quantités indiquées sont pour 9 personnes / 10 jours de navigation, la nourriture trajet route étant gérée à part.

Prendre un peu de surplus pour la sécu.

Eau et pain

  • Eau: 2,5 l à 3,5 l par personne / jour (tout compris).

Nécessaire d’en avoir un peu en réserve.

  • Pain: 20 à 25 pains moyens (400 à 450g) compacts et se conservant bien (complet).

Donc, compter 2 à 3 pains moyens complet par personne pour 10 jours, soit 100 à 125 g de pain complet par personne et par jour avec crêpes ou céréales au petit déjeuner (150 à 250 g avec du pain au petit déjeuner)

Petit déjeuner

(sans pain)

  • Crêpes: 6 douzaines.
    Nécessaire d’en avoir un peu en réserve. Compter 3-4 crêpes / personne / jour, sauf si céréales
  • Café nescafé filtre lyophilisé:
    un pot de 200g + un sachet de 100 g.
    On en avait emporté plus
  • Thé: 7 boîtes de 25 sachets.
    La quantité utile pour usage courant est stockée dans une boîte pharmaceutique hermétique de 1 l
  • Sucre
  • Céréales: 3 kg
    La quantité utile pour usage courant est stockée dans une boîte pharmaceutique hermétique de 1 l
  • Miel: 3 x 500g, en flacons verseurs
  • Confiture: 2,5 kg
    Il en a été assez peu consommé
  • Nutella: 2 pot de 400gr
  • Beurre salé: 4 mottes de 250 g
  • Lait concentré sucré:
    9 grand tubes (1 par personne)

Repas de midi

(solution retenue)

Soupe avec l’eau chaude de 3 thermos et tartines, pour une pause midi rapide et facile à mettre en œuvre : pas de réchaud à sortir, pas de préparation anticipée (sinon l’eau chaude à préparer le matin dans les thermos).

Si la météo avait été très mauvaise, nous aurions grignoté des barres de céréales, graines, raisins secs, chocolat, etc… sur l’eau.

 

Soupe et boissons chaudes

  • 50 sachets individuels de soupe minute

avec   3 thermos d’eau chaude
(1 thermos = 3 bols ou 6 verres)

+   2 thermos préparés avec du thé

+   1 thermos d’eau chaude pour café, citron, tisane.

+   1 thermos sécu de thé chaud sucré.

       (total :   7 thermos de 1 litre)

Fromage

Enveloppé dans papier paraffiné.

  • Vache qui rit: 5 boîtes de 16 portions
  • Tome (pâte dure): 2 kg
  • Pyrénéen (pâte dure): 2 kg
  • Ossau Iraty (pâte dure): 2 kg

Chocolat

  • Chocolat pâtissier (Nestlé, Meunier) : 15 tablettes de 200 gr

Pâté

  • Terrine bretonne dorée au four : 5 boîtes de 200 gr
  • Pâté de jambon Hénaff ordinaire: 4 grosses boîtes
  • Rillettes Hénaff: 6 petites boîtes

Tartinades

  • Tapenade: 2 pots de 90 gr
  • Anchoïade: 2 pots
  • Beurre de crevettes: 2 pots de 90 gr

Repas de midi

(solutions non retenues)

Solution vivres de course (grignotis)

Pour ce type de rando « l’Auberge » préconise fortement la solution qui consiste à grignoter sur l’eau le midi. Retenir des produits très caloriques et assimilables facilement (barres de céréales, graines, pâtes de fruits, mini-mars, mini-nuts, dattes, pruneaux, figues, abricots secs, raisins secs, bananes séchées, pâte d’amande, lait concentré en doses, chocolat, crêpes, gruyère, pommes, carottes … )

Cette solution minimise les arrêts, permet de naviguer davantage, moins de refroidissement

« Se méfier des repas copieux, la digestion a besoin de beaucoup d’énergie » Livre de bord AJ.

Les graines et les fruits secs peuvent s’acheter en vrac dans les magasins Bio (« Scarabée » Rennes).

Solution salades

  • Salades froides à base de riz, pâtes, semoule, blé (60 à 100 gr de féculent par personne suivant accompagnement)

Cuire les sucres lents la veille et ajouter les différents accompagnements.

  • Taboulé(semoule de blé dur, 60 à 100 gr par personne), ajouter les différents ingrédients et éventuellement un peu d’eau froide, jus de citron, huile d’olive.

Accompagnements possibles pour salades et taboulé :

Tomates, concombre, oignons, poivron, thon (conserve), maïs (conserve), champignon (conserve), fruits en morceaux, pommes pamplemousse, olives vertes ou noires, anchois, raisins secs, jus de citron, huile d’olive, … poisson froid cuit la veille. Eventuellement : radis, feuilles de menthe, crevettes, cornichon, oignons blancs, betteraves rouges cuites (sous vide), (œufs), endives, gruyère.

(Ne pas oublier que les carottes se conservent très bien et se grignotent facilement)

  • Pour les randonnées sur une semaine type «Tour de BretagneAJ », il est possible de se ravitailler tous les 2 ou 3 jours en fruits et légumes frais.

Repas soir

Apéro / amuse-gueule / entrée

  • Whisky 70 Cl Lagavulin
  • Pastis 70 cl
  • Cacahouètes 1 paquet de 150/200 gr par soir soit 10 paquets
  • Olives vertes 3 paquets
  • Olives noires 2 paquets
  • Saucissons 10 (Bâton de berger)
  • Foie de morue fumé 7 boîtes (servi en toast)
  • Jus de citron 2 bouteilles de Pulco pour assaisonnement citron chaud au miel ou punch
  • Tomates branches 18
  • Soupe à cuire 12 paquets (6 repas)
  • Soupe minute 36 sachets individuels (4 repas)

Pour la soupe, on peut faire moitié soupe à cuire, moitié soupe en sachets

Plat de résistance (9 jours)

Base

Accompagnement

  • 3 repas nouilles:
    1 repas = 125 g x 9 = 1125g
    Petites, compactes (coquillettes ou spaghetti, cuisson rapide).
  • 1 sauce tomate
  • 1 bolognaise (conserve: tomates,viande)
  • 1 fromage râpé (2 x 200g)
  • 1 repas purée au lait entier:
    100g x 9 = 900 g
  • 2 repas riz: 125 g x 9 = 1125 g
    cuisson rapide
  • 3 repas semoule de couscous:
    1 repas = 3 boîtes de 500g
    cuisson rapide

Autres possibilités

  • Blé ou boulgour précuit (10 mn):
    100g / pers. / repas
  • Lentilles cuisson rapide (15 mn):
    100g / pers. / repas
  • Oignons: 20 gros
    (éventuellement oignons lyophilisés)
  • Poivrons verts: 9
  • Saucisses sèches: 12

Ou

  • Poissons (lieux jaunes et noirs, maquereaux, tacauds). On fera 2 repas de notre pêche.
  • Algue Himantalia Elongata en accompagnement du poisson

Autres possibilités

  • Conserves: calmars morceaux à la sauce américaine, thon, sardines…
  • Viande séchée: talon de jambon cru type Bayonne
  • Sous vide (court terme): petit salé, lardons…

Nota : Percer les sachets de purée avec une épingle pour en chasser l’air, puis refermer le trou avec un bout de scotch => moins d’encombrement, et pas de risque d’éclatement.

Produits d’accompagnement

  • Court-bouillon pour poisson: 1 boîte
  • Cubes pot-au-feu: 1 boîte
  • Câpres
  • Raisins secs
  • Huile d’olive: 1,5l
  • Mayonnaise: 1 tube
  • Moutarde: 1 flacon verseur
  • Sel fin
  • Gros sel
  • Poivre
  • Herbes (curry, Provence)
  • Ail: 4 têtes

 

Dessert

(un peu de surplus)

  • Pommes: 3 x 9 = 27
  • Oranges: 3 x 9 = 27
  • Bananes: 1 x 9 = 9 (au chocolat et à la braise)
  • Crème de marron: 100g / personne / repas (en boîte de 100g)
  • Riz au lait: 1 boîte individuelle par personne
  • Semoule: 1 boîte individuelle par personne
  • Crème Mont Blanc: 3 boîtes assorties de 510 g

Autres possibilités : flanc au chocolat ou à la vanille (en poudre)…

Grignotis sur l’eau

  • Barres de céréales: 8 boîtes de 6 = 48 barres
  • Mini-mars: 1 paquet
  • Mini-nuts: 1 paquet
  • Mini-coconuts: 1 paquet
  • Amandes: 1 paquet de 250 g (prendre éventuellement de la pâte d’amande)
  • Abricots secs: 3 paquets de 250 g
  • Pruneaux: 1 paquet 500g
  • Figues: 2 paquets 500g
  • Dattes: 2 paquets 500g
  • Pâtes de fruits: 3 grosses boîtes 4 saisons

Autres possibilités : raisins secs, graines, lait concentré en doses, chocolat, carottes, crêpes, gruyère, pommes, pain d’épices compact, bananes séchées…Les graines et autres fruits secs peuvent s’acheter en vrac dans les magasins Bio (« Scarabée » Rennes).

Boisson

  • Vin 15 litres: 3 cubitainers de 5 litres chargés avec les cartons dans les kayaks. Soit 0,16 litre (1 verre) / personne / jour.
  • Eau: 9 bouteilles de 1,5l
    (1 bouteille sur chaque pont de kayak).
    + Vaches à eau (6) de 5 litres.
  • Café – thé: voir quantités petit-déjeuner
  • Tisane 50 sachets
  • Rhum Négrita 50 cl (pour grog)
  • Rhum blanc 50 cl (pour punch)

Reférences

Bibliographie

  • «Le kayak de mer. Auberge de jeunesse de Paimpol». Guy Cloarec, Dominique Le Brun (éditions Le Canotier).
  • «La gastronomie en plein air» d’Odile Dumais. Edition Québec-Amérique. Collection géo plein air. A commander seulement par internet «http://www.physio2000.com/odiledumais/index.html»
  • « Complete Sea Kayak Touring ». Jonathan Hanson. Ragged Mountain Press, 1998.
  • «Du pique-nique à l’expédition. Guide d’alimentation en plein-air. 2ème édition, revue et améliorée. IPAQ (Institut du plein-air québécois)». Epuisé.
  • Consulter: «http://www.kayakdemer.net»; «http://www.w10.ca/kayakdemer/recettes/»; «http://collections.ic.gc.ca/notukeu/pemmican1.htm»; «http://membres.lycos.fr/isbjorn/Spitzberg/materiel.html»
  • Dr Alain Bondif / Marion Kaplan, «Votre alimentation sous l’enseignement du Dr Kousmine» chez Robert Laffont. Cet ouvrage précise, entre autres, les apports nutritifs des aliments courants (protides, lipides, glucides, vitamines, minéraux…)

Fournisseurs de cartes et instructions nautiques

  • L’astrolabe

46 rue de Provence

75009 Paris

01 42 85 42 95

  • Librairie maritime et d’Outremer

17 rue  Jacob

76006 Paris

01 46 33 47 48

  • Ariane

20 rue du capitaine Alfred Dreyfus

35000 Rennes

02 99 79 68 47

  • Vieux Campeur

(coordonnées dans adresses diverses)

Adresses diverses

  • Plasmor (est de Vannes)

Z I Saint Léonard

56450 THEIX Vannes

02 97 47 36 37

kayak@plasmor.fr

  • Polyform (nord de Rennes)

ZA la Montgervalaise

35520 La Mézière

02 99 66 40 06

www.polyform.fr

  • MACK (est de Rennes)

25 Avenue des Peupliers

35510 Cesson-Sévigné

02 99 83 46 00

www.mack-kayak.com

  • AU VIEUX CAMPEUR

48 rue des Ecoles 75005 PARIS

01 53 10 48 48

Vente à distance VPC : 01 69 75 25 55

Catalogue : www.au-vieux-campeur.fr

  • DISCOUNT MARINE

(échangeur Carnac Quiberon sur RN 165)

4. rue Louis Blériot

ZA Toul Garros

56400 Auray

02 97 24 37 37

Egalement à Boulogne Billancourt
(magasin et vente par correspondance)

www.discount-marine.com

Adresses pour alimentation lyophilisée

  • www.chez.com/ambarthal/htm/technique
  • www.corol-sa.com/welcome.asp
  • www.cabac.net/kits-repas-html
  • www.cabac.net/plat-lyophilisé-gamme
  • www.Globetrotter.de (société allemande) GLOBETROTTER commercialise des sachets de pemmican (Meat snexx beef Djerkey)
  • VOYAGER
    (Industrielfournisseur du Vieux Campeur)

33480 CAPTIEUX

Tél : 0556656654

Fax : 0556656842

Annexe spécial Ecosse

Navigation

Cartes terrestres et marines

  • Cartes terrestre Ordnance Survey 1/50 000 et 1/250 000.
  • IMRAY édite des cartes «Water-resistant Chart» (couche de protection pluie mais pas complètement étanches!).

Instructions nautiques

(coordonnées fournisseurs cartes et instr. nautiques page 16)

  • «The Yachtsman’s Pilot to the Western Isles» (Martin Laurence). Imray Laurie Norie & Wilson, commandé à l’Astrolabe (270Fr/41,16€).
    Donne les points d’eau potable, les points téléphone, les commerces… Utile pour les indications sur les courants et les mouillages. Les mouillages sont souvent abrités des vents dominants et de la houle. Ils offrent donc assez souvent de bonnes possibilités de refuge (et assez souvent de bivouacs) pour les kayakistes. Intéressant.
  • Simpson-Laurence. « Yachtsman’s Almanac North and West Edition 1998 » (12,95£ en 98).
    Almanach intéressant. On trouve les corrections de marées même si celles-ci sont peu importantes. Sauf dans l’étroiture de certains «loch» ou le «sound». Egalement intéressant: les différentes façons d’obtenir les infos météo (VHF, BBC, etc…) et quelques indications sur les courants.
  • Instruction nautique Royaume Uni Mac MYLAN (410Fr / 62,50€).
    Document de référence, non acheté, cité pour info.

Météo

Photocopiés et plastifiés (disponible sur le pont) :

  • les cartes schématiques des zones maritimes météo nous concernant (bulletin France-Inter et BBC) (voir «Almanach du marin breton» et «Le Nouveau Cours des Glénans»).
  • Le vocabulaire de la météo anglaise (voir «Almanach du marin breton» et «Le Nouveau Cours des Glénans»).

Il est indispensable de s’entraîner à écouter les bulletins météo à la BBC un peu avant le départ si l’on n’est pas angliciste et marin.

BBC Radio 4 – 198 Khz (voir Almanach du Marin Breton)

  • Toutes les zones A.T. et les prévisions à 24 h:

0h48 – 5h36 -12h01 – 17h54  heure locale Ecosse (dimanche 5h56 bulletin plaisance)

6h36 – 13h01 -18h54  heure locale France en été

  • Toutes zones prévision long terme

Samedi   5h42 heure locale Ecosse

6h42 heure locale France en été

  • Zone nous concernant «HEBRIDES» pour la BBC.

France Inter 162 Khz (voir Almanach du Marin Breton)

  • Tous les jours, prévisions à 24 h:

19h03 heure locale Ecosse

20h03 heure locale France en été

  • Zone nous concernant pour France-Inter: «Hébrides»

Matériel électronique

  • VHF (2) Icom M3 Euro avec housse étanche (+ 1 de secours) + piles (voir «consommation piles»). Il était convenu que si on devait communiquer entre nous ce serait sur le canal 6.
  • Récepteur radio.
  • Petit magnétophone cassette standard pour enregistrer la prévision.
  • Câble de liaison radio / magnéto pour enregistrement correct: Audio-jack stéréo 3,5 mm.
  • Montre baromètre.
  • Anémomètre
  • GPS Garmin 12 perso avec housse étanche + piles voir «consommation piles» + notice d’utilisation

Le récepteur radio et le petit magnétophone reliés par le câble sont abrités dans un petit sac étanche transparent « Mack -Canoë -Kayak ». Le récepteur radio et le petit magnéto sont chacun entouré d’une pochette transparente (non fermée) pour les feuilles A4 de classeur (pour ne pas toucher directement les appareils avec les mains mouillées). Une mousse sous le petit magnéto contre les chocs. Un carnet et un crayon dans le sac.

Une coque en mousse protège le GPS Deux élastiques fixent l’ensemble. La housse du GPS est fixée au bas du gilet et à l’anneau de la jupe. Le tout repose sur la jupe.

Consommation de piles

Type LR6 Alcalines 1,5v Duracell.

Appareils chargés au départ par des piles neuves – non comptabilisées.

Appareil

Type marque

 

Usage

durée

GPS   4 LR6 usage permanent sur l’eau coupé aux arrêts 2 jours
Récepteur radio Sony ICF SW 7600 4 LR6 météo seulement BBC France -Inter 10 jours
Petit magnétophone AIWA

TP-VS485

Cassette standard

2 LR6 météo seulement 6 jours
VHF IC M3 Euro Icom 6 LR6 1 VHF en veille permanente sur l’eau

peu de trafic maritime sur le secteur > peu de réception > moins d’usure.

3 ou 4 jours
Lampe Frontale Bleu/jaune étanche 4 LR6    

Consommation : 28 piles

Ferry

  • Dunkerque NORFOLKLINE

information réservations 03 28 59 01 01

http://www.norfolkline.com

e-mail : norfolkline@fatselectour.com

Fourgon +  remorque : 11,50 m sur 2,15m de haut + 9 passagers : 4850 fr  / 739,38€

  • Caledonian Mac Brayne (CALMAC)

réservations véhicules : 00 44- 990- 65 00 00

renseignements : 00 44- 1475- 650 100 (voir Lonely Planet)

4486,61fr / 683,98 €

  • Brittany Ferries

0 825 828 828

Roscoff Plymouth

Fourgon + remorque + 9 passagers = 4705 f / 717, 27 € (à vérifier)

Cette solution parait intéressante, à condition de réserver tôt.

  • Voyage vers l’Irlande

36 15 IRISH FERRIES

irishferries@bennett-voyages.fr

01 43 94 46 94

Dossier réalisé par Guy Lecointre et Véronique Olivier

02 99 54 01 23 ; guyvero2 [at] conduite.com

Catégories
kayak de mer

Eléments pour l’Esquimautage

Une compilation d’informations pour apprendre, comprendre ou améliorer, par Alexandre Gerussi.

Original sur le site de Alexandre Gerussi. [GL]

 

1. Introduction

Savoir esquimauter est une compétence fondamentale lorsque l’on pratique le kayak.

Chez les débutants ou les pratiquants en apprentissage, l’esquimautage permet souvent d’accélérer la progression car il rend le kayakiste plus confiant et l’incite à prendre plus d’initiative, puisque la sanction en cas de dessalage n’est plus (forcément) un bain souvent froid, pénible et suivi de l’inévitable séance de vidange.

Pour la pratique en rivière sportive ou en mer, l’esquimautage est une technique très importante de sécurité, autant pour le dessalé lui-même que pour son entourage qui n’a plus besoin de courir les risques inhérents à tout sauvetage ou à toute récupération de matériel.

Ce document expose quelques techniques d’esquimautage parmi les plus classiques. On accède aujourd’hui relativement facilement à de la documentation concernant ces techniques sur la toile, mais elle est souvent en anglais, plus ou moins complète et éparpillée. Ce qui est proposé ici est une compilation de divers documents, traduits pour l’occasion en français et ponctués de quelques ajouts, en un bloc cohérent et immédiatement utile à tous ceux qui désirent apprendre ou perfectionner leur(s) technique(s) d’esquimautage. On trouvera en fin d’article les références aux documents originaux, souvent eux-mêmes repris d’autres références: signalons notamment que certaines images, réutilisées ici, proviennent de l’ouvrage de Paul Dukty, The Bombproof Roll and Beyond. En prime, le document est enrichi de quelques vidéos qui permettent de saisir également les aspects temporels des mouvements.

Enfin, pour permettre une lecture plus facile des différentes ressources de la toile (notamment les articles originaux), un petit dictionnaire français/anglais spécial esquimautage est fourni.

2. Présentation générale

Il existe une quantité impressionnante de techniques d’esquimautage présentant chacune des avantages et des inconvénients selon les circonstances dans lesquelles on est amené à les utiliser. D’ailleurs, l’expression courante d’esquimautage à l’épreuve des bombes (bombproof roll) ne désigne pas une technique théorique particulière mais plutôt la capacité chez un pratiquant à réussir son esquimautage du premier coup, toujours, quelles que soient les circonstances.

L’esquimauteur expérimenté utilise toute une variété de techniques et de mouvements pour rétablir le bateau. La position et les sensations sur sa pagaie, ainsi que sa connaissance des conditions dans lesquelles il a chaviré lui indiquent ce qu’il doit faire pour se remettre à l’endroit.

Il est amusant d’expérimenter pour découvrir ce qu’il est possible de faire. Finalement, ce n’est pas la pureté technique qui importe mais le fait que cela fonctionne dans les situations difficiles. Les débutants doivent se rendre compte qu’il y a un monde de différences entre un esquimautage central réalisé en piscine et une manoeuvre complexe effectuée du côté faible dans de l’eau glacée et brassée lorsque l’on est fatigué et anxieux. Seul l’entraînement en situation réelle peut rendre l’esquimautage meilleur et plus efficace. Par ailleurs, pour qu’il devienne réellement automatique, l’esquimautage doit être pratiqué très régulièrement; ceci est particulièrement vrai pour les pagayeurs expérimentés qui ne sont virtuellement jamais amenés à l’utiliser en situation réelle.

Toutes les techniques combinent une forme ou une autre d’appui sur l’eau à l’aide de la pagaie ou de la main à une manoeuvre appelée « rotation des hanches » dont l’objectif est de rétablir le bateau. En général, on amène son corps vers la surface par une torsion utilisant la taille, les genoux et les hanches puis on utilise sa pagaie pour empêcher le corps de replonger pendant la rotation des hanches. La qualité de l’appui est dépendante des circonstances: eau émulsionnée, courant, hauteur d’eau, orientation de la pagaie, etc. La qualité de la rotation des hanches est quant à elle pratiquement indépendante des éléments extérieurs, d’où l’idée générale disant que plus l’esquimautage est basé sur la rotation des hanches et plus il devient sûr.

Cela étant dit, l’esquimautage se décompose en général en quatre phases plus ou moins combinées suivant le type d’esquimautage, la vitesse d’exécution et l’aisance du pagayeur.

1. La préparation: le bateau est à l’envers (ou en train de se renverser), le kayakiste analyse la situation, choisit une stratégie d’esquimautage et va se mettre dans la position de départ correspondante. La plupart des échecs « cuisants » (le kayakiste ne sort même pas la tête de l’eau) sont liés à une imperfection dans la position de départ, soit par erreur soit par l’impossibilité à l’atteindre (courant trop fort, corps plaqué dans une mauvaise direction, etc);

2. Le début du mouvement et/ou le placement de la pagaie;

3. La rotation des hanches, en continuant ou non le mouvement de pagaie: à la fin de cette étape, le kayak est en général quasiment à l’endroit tandis que la tête du kayakiste est encore sous l’eau;

4. La sortie de l’eau, pendant laquelle le kayakiste se redresse et stabilise définitivement le bateau. C’est une phase où la rechute est possible, mais en général pas trop embêtante dans la mesure où on a eu le temps de reprendre de l’air avant de recommencer la manoeuvre ou de placer un appui salvateur. L’idée principale pour limiter les rechutes est de remonter avec la tête la plus proche possible de l’axe longitudinal du kayak, c’est-à-dire penché vers l’arrière pour un mouvement se finissant sur l’arrière et penché vers l’avant pour les mouvements de pagaie se finissant sur l’avant. C’est théoriquement la force de flottaison du bateau qui procure 90% de l’énergie nécessaire au redressement; le reste est apporté par l’appui.

Enfin, il est important d’être à l’aise des deux côtés: c’est très pratique pour exploiter au maximum les circonstances présentes au moment du dessalage (côté de dessalage, position de la pagaie, sens du courant, etc). On observera notamment qu’il est bien plus facile de sortir côté aval, car le corps, sous l’eau, est naturellement poussé vers la surface côté aval et d’autre part l’eau procure un meilleur appui sur la pagaie. Si l’on sort côté amont et que l’on passe un peu trop de temps sur la tranche, la pression de l’eau fait replonger le bateau, surtout si le bateau a une vitesse négative par rapport à l’eau.

3. La rotation des hanches

L’action prépondérante dans le rétablissement d’un kayak chaviré est la « rotation des hanches ». Cette technique est fondamentale et permet à elle seule, une fois maîtrisée convenablement, d’esquimauter grâce à la pointe d’un kayak venu au secours (ou tout autre appui) ou avec les mains seules.

Présentation et entraînement au mouvement

Il est préférable d’apprendre le mouvement avec l’aide d’un assistant avant d’essayer d’utiliser une pagaie pour esquimauter: vous finiriez probablement à la nage, bateau à toujours à l’envers. Si vous n’avez pas la chance de disposer d’une piscine (et de son bord) pour vous entraîner, il vous faudra le faire en rivière (ou en lac) en utilisant la pointe avant du kayak de votre partenaire, comme démontré ci-dessous.

Afin de standardiser ces instructions, nous supposons que vous êtes droitier et que votre « bon côté » pour esquimauter est celui utilisé dans les illustrations (i.e., vous sortez par la droite).

Placez les deux mains sur la pointe avant du kayak de votre partenaire et renversez le kayak autant que votre corps vous le permet. Votre tête devrait à présent être appuyée sur vos mains et votre oreille gauche très proche de votre épaule gauche. Votre flan gauche sera très près (s’il ne le touche pas) du bord de l’hiloire. Vous allez devoir faire travailler vos abdominaux afin de maintenir votre bateau à angle droit par rapport à celui de votre partenaire. Assurez-vous de maintenir ces muscles serrés afin de ne pas être penché sur l’arrière et de ne pas stresser votre épaule droite.

 

 

 

La rotation des hanches s’effectue en un mouvement rapide et puissant. Votre genou droit vient appuyer fermement vers le haut du kayak tandis que votre fesse gauche appuie sur le siège. Les muscles de votre tronc effectuent ce mouvement. Les genoux (et plus généralement les jambes) jouent un rôle central dans le mouvement étant donné que ce sont ces parties du corps qui controlent la gîte du bateau. Etant retourné, on peut visualiser mentalement ses genoux: le genoux droit (du corps) est à gauche (du bateau retourné) et inversement. La rotation des hanches va consister, autant que possible sans bouger le haut du corps, à rétablir la position normale (genou droit à droite…) en un mouvement circulaire de la taille et des jambes.

Laissez votre tête posée sur vos mains pendant que vous remettez le kayak à l’endroit, jusqu’à ce que le kayak en rotation ne vous force à la décoller. L’instinct naturel est de hisser la tête hors de l’eau afin de respirer, mais vous devez aller contre cet instinct pour réussir la rotation des hanches et finalement, esquimauter.

 

 

Cette image montre ce que l’on appelle la position de redressement. Remarquez que votre tête est passée de votre épaule gauche à votre épaule droite. Une fois le kayak à l’endroit vous ramenez votre corps au dessus du kayak.

Plus vous pratiquerez, meilleur vous deviendrez. Souvenez-vous: l’ensemble du mouvement ne devrait pas demander beaucoup d’efforts.

 

 

 

 

 

 

Ne JAMAIS soulever votre tête en essayant de hisser votre corps. En faisant cela vous appuyez beaucoup sur la pointe du kayak et vous forcez sur vos bras et votre épaule droite. Vous forcerez également avec les muscles de votre tronc pour tenter de replacer le kayak sous votre corps.

Plus vous deviendrez performant dans la rotation des hanches et moins vous exercerez de pression sur la pointe du kayak. Continuez à vous entraîner jusqu’à ce que vous puissiez le faire avec seulement quelques doigts en support. Laissez votre tête descendre plus profondément sous l’eau pour finalement n’avoir plus que la main droite en appui. Cela permet à votre corps de se placer plus loin sous le kayak qui pourra ainsi être complètement inversé. Tendez votre main gauche vers le haut tout en remontant votre corps et votre tête près de la surface et effectuez la rotation des hanches en exerçant une pression minimale sur le kayak de votre partenaire.

 

 

Le sauvetage eskimo

Une fois que vous maîtrisez la rotation des hanches, vous pouvez pratiquer le « sauvetage eskimo » avec l’assistance d’un partenaire.

Si vous dessalez, un partenaire peut venir à vous et vous pourrez saisir une de ses pointes pour vous rétablir grâce à une rotation des hanches. Une fois à l’envers, penchez-vous vers l’avant, enroulez vos bras autour du kayak et frappez sur le fond plusieurs fois afin de prévenir votre partenaire que vous requérez son aide. Ensuite, balayez lentement le long du kayak avec vos mains en effectuant des aller-retour afin de repérer l’arrivée d’une pointe salvatrice.

L’esquimautage avec les mains

Lorsque vous avez développé une bonne rotation des hanches, vous pouvez esquimauter avec vos mains uniquement. Dans l’illustration ci-dessous, la rotation des hanches est très importante car il s’agit d’impulser au bateau suffisamment d’énergie pour soulever le corps lorsqu’il coupera la surface. La main supérieure est souvent jetée par-dessus le kayak pour augmenter le couple. Comme pour les esquimautages avec pagaie, le redressement peut s’effectuer penché sur l’arrière ou sur l’avant. Si le corps est très proche du kayak et que les forces de flottaison sont pleinement utilisées, on peut achever un esquimautage en n’utilisant qu’un petit mouvement des mains.
La capacité à esquimauter avec les mains est plus qu’un simple jeu. En kayak polo, les joueurs perdent souvent leur pagaie, et même sur les rivières les plus sauvages, un esquimautage avec les mains pourra vous sauver la mise ou vous aider à récupérer une pagaie perdue.
L’entraînement à l’esquimautage avec les mains est progressif, avec de moins en moins de support de flottaison. On peut débuter avec une planche de piscine et finir avec un petit bout de polystyrène, jusqu’à ce que les mains seules suffisent.

4. Les techniques d’esquimautage à balayage

Dans les techniques à balayage, l’appui sur l’eau est obtenu par balayage de la pale active à la surface de l’eau, en formant un arc de cercle, sans mouvement vers le fond a priori. La pale évolue donc dans le plan horizontal formé grosso modo par la surface de l’eau. Ce type d’esquimautage jouit de deux caractéristiques intéressantes: d’une part le balayage procure en général un appui plus long (en termes de durée) qu’un appui classique situé dans un plan vertical, car ce dernier s’amoindrit rapidement lorsque la pale commence à s’enfoncer. D’autre part, lors du balayage, il peut y avoir également un mouvement rotatoire de la taille qui favorise le rétablissement du bateau.

4.1 Balayage de l’avant vers l’arrière

4.1.1 Mains décalées sur la pagaie: esquimautage Pawlata

L’apprentissage de l’esquimautage Pawlata est un bon choix pour débuter. Il est directement relié à l’esquimautage central, qui est probablement le plus utile des esquimautages, mais il est légèrement plus simple à réaliser car le plus grand bras de levier créé par le décalage des mains permet d’être plus approximatif lors de la rotation des hanches ou du redressement. L’objectif, cependant, est de passer à l’esquimautage central dès que celui-ci est maîtrisé.

Préparation pour un tour complet

Le pagayeur est légèrement penché en avant et tourné du côté où il va dessaler. Un droitier va normalement dessaler à gauche et vice versa.
La main qui contrôle est celle de devant, qui est placée au milieu du manche. La main arrière tient le bout de la pale arrière, le pouce vers le bas et les doigts recourbés à l’extrémité de la pale.
La position préparatoire doit maintenant être accentuée. Il peut être utile qu’une personne maintienne le kayak afin d’éviter le dessalage, faute de quoi la position préparatoire doit se mettre en place pendant le retournement. Dans la position préparatoire finale, le pagayeur est entièrement tourné vers la pagaie au niveau de la taille et courbé autour du côté du bateau, le menton presque au milieu de la cuisse. La pagaie est toujours parallèle au bateau, mais sous l’eau. Les bras sont fermement plaqués sur le côté du kayak afin d’éviter que la pagaie ne se déplace pendant le chavirement. On devrait sentir la carre du bateau au niveau du coude arrière et du poignet avant.

 

 

Finalement, on dessale en maintenant cette position jusqu’à la stabilisation complète du bateau. On se retrouve alors dans la position de départ qu’il faudra rechercher lors d’un esquimautage non préparé.

 

 

 Le balayage et la rotation des hanches

La suite du mouvement consiste à effectuer un balayage circulaire avec la pale active à plat à la surface de l’eau, tout en procédant à la rotation des hanches.

Une erreur très fréquente consiste à tirer sur la pagaie vers le bas avec le bras avant pour obtenir un appui, au lieu de balayer la surface. Ceci arrive souvent parce que la main arrière n’est pas placée suffisamment « haut » et ne permet pas à la pale arrière de passer au dessus du bateau lors de la rotation mais reste bloquée. Le pagayeur a alors tendance à tirer dessus.

 

 

La rotation des hanches lors d’un esquimautage Pawlata possède une particularité par rapport à celle apprise sur le bord de la piscine ou à la pointe d’un kayak. Pendant le déroulement de l’esquimautage, le corps doit passer d’une position regardant vers la surface à une position regardant vers le bas. Ainsi, la taille et le haut du corps tournent de la même façon que lorsque l’on exécute une circulaire. La taille et les hanches se comportent comme un joint transformant la rotation du corps en une rotation du bateau, en incorporant la rotation des hanches proprement dite. Cette caractéristique que l’on retrouve dans le central est essentielle et apporte un « plus » par rapport à un esquimautage avec appui sans rotation de la taille.

 

 

C’est également cette rotation du corps qui permet à la pagaie d’effectuer le large balayage à la surface de l’eau.

Une fois que l’esquimautage Pawlata est maîtrisé, on peut passer au central sans rencontrer beaucoup de difficultés. Cela étant, cet esquimautage devrait toujours être pratiqué de temps à autre car il peut s’avérer utile en temps qu’esquimautage de secours, lorsque d’autres techniques ont échoué.

 

4.1.2 Pagaie tenue normalement: esquimautage central

Autre dénomination: « sweep roll ».

Description de la séquence 

Position de départ
Cette illustration montre la position de départ pour un esquimautage main droite. Penchez-vous vers l’avant/gauche et placer vos mains hors de l’eau, en maintenant vos avant-bras contre le côté du kayak. Enroulez votre poignet droit afin que la pale de la pagaie ait un angle légèrement ascendant au moment où elle commencera à balayer en partant de l’avant du kayak, à la surface de l’eau.

 

 

Balayage
Gardez votre tête près de la surface alors qu’elle accompagne le balayage de votre corps et de votre pagaie qui s’éloigne en un arc de cercle du côté de votre bateau. Gardez votre coude gauche près du corps de manière à ce que votre pale droite reste proche de la surface de l’eau. Si vous tendez votre bras gauche, la pale s’enfoncera dans l’eau et vous perdrez le bénéfice du balayage. Il vaut mieux commencer (et même continuer) à balayer lentement et prendre le temps de bien « sentir » la position de la pale à la surface.

La rotation des hanches commence en même temps que le balayage.

 

 

Rotation des hanches
La rotation des hanches est commencée en même temps que le balayage et continue jusqu’à la fin de l’esquimautage. Elle est effectuée de manière progressive et moins explosive que lors de l’esquimautage en suspension. Vous serez légèrement penché vers l’arrière à la fin de l’esquimautage, tête penchée vers votre épaule droite.

 

 

Redressement
Dans cette phase, vous utilisez la pagaie pour faire un appui et vous redresser au-dessus du bateau retourné. En cas de difficulté, on peut penser à passer en appui en poussée avec un mouvement d’arrière en avant qui vous permettra de vous redresser tout en repliant votre corps vers l’avant.

 

 

Traduction (partielle) d’un article de Chris Joosse sur l’esquimautage central

[…]Nous allons commencer par présenter la position de départ, puis tour à tour le balayage, la rotation des hanches et la fin du mouvement, avant de montrer quelques erreurs fréquentes et leurs remèdes.

La position de départ: quand vous serez à l’aise avec votre esquimautage, vous commencerez à réaliser que « la position de départ » est un mythe – nous l’utilisons pour décrire un point de départ, une position à partir de laquelle vous pouvez commencer votre esquimautage, mais qui n’est pas vraiment immuable. Ce que nous allons décrire est une position plutôt que la position de départ. C’est un outil d’apprentissage de grande valeur, un ingrédient dans cette recette que vous allez utiliser pour apprendre comment esquimauter, mais comme avec la cuisine, une fois que vous êtes habitué vous n’utilisez plus la recette. En d’autres termes, bien que nous allions présenter une position comme s’il s’agissait de la position, en réalité il y a des tas d’endroits d’où vous pouvez commencer votre esquimautage.

La position d’où nous allons commencer, cependant, est standard: retourné, avec votre pagaie parallèle au kayak d’un côté ou de l’autre, vos mains à (ou au-dessus de) la surface de l’eau. Cela vous oblige à être penché vers l’avant, regardant vers la surface, et d’enrouler votre corps d’un côté du bateau de manière à ce que votre tête soit proche de la surface, côté pagaie. La pale qui est à l’avant dans cette position sera votre pale « active », tandis que l’autre sera « inactive ». Vos poignets devraient être tournés afin que la pale active soit plus ou moins à plat à la surface de l’eau. […]

Le balayage: tout d’abord, on commence le balayage en dégageant la pale inactive, c’est-à-dire en la sortant de l’eau suffisamment pour qu’elle puisse passer au-dessus de votre kayak chaviré (parfois cela aide de penser à placer l’articulation du pouce de la main inactive sous le bateau. En même temps, on effectue un balayage circulaire à la surface avec la pale active. Il n’est pas nécessaire qu’elle ait un angle « ascendant », bien qu’il soit très important qu’elle reste à la surface. Une autre idée à saisir ici est que l’objectif est de chercher le plus loin possible latéralement – plus on cherche loin, plus on a de levier pour rétablir le bateau. Pour cela, il faut que le bras actif soit plutôt tendu tandis que la main inactive devrait être quelque part vers le milieu du tronc, en gardant la pagaie proche du corps et à plat par rapport à l’eau. Souvenez-vous: la pagaie est une extension de vos bras, mais vos bras doivent se comporter comme une extension de votre torse.
La première partie du balayage sert à dégager votre corps de dessous le kayak, afin que vous puissiez effectuer la rotation des hanches. Vous êtes toujours sous l’eau, cherchant loin avec la pagaie.

Alors que le balayage progresse, il est important de remarquer que votre position par rapport à la surface change – vous commencez en-dessous et vous finirez au-dessus – afin que votre pale conserve toujours le même angle pendant que vous faites votre rotation des hanches, il est important de tourner votre poignet vers l’arrière, comme si vous mettiez les gaz sur une moto, afin d’empêcher que la pale ne devienne trop verticale et ne s’enfonce. Souvenez-vous: la pagaie va agir comme une aile et vous n’avez besoin que d’un tout petit peu d’appui – le contrôle de l’angle de cette aile par rapport à la surface est un des facteurs clef du succès de votre esquimautage.

Un autre concept important concerne l’action de vos bras: le balayage les force à bouger un peu, mais ils n’exercent aucune force – tout ce que font vos bras, c’est placer la pagaie et contrôler son angle – le vrai travail s’effectue plus bas, près de vos hanches.

La rotation des hanches: c’est le mouvement crucial de l’esquimautage. […] Il commence rapidement après le début du balayage – en le commençant trop tôt, on ne bénéfice que d’un levier médiocre – alors que cela aide d’avoir un bon levier car cela revient à avoir une sensation de « solidité » sur la pagaie.

Ce que nous recherchons avec la rotation des hanches, c’est utiliser le bateau comme grue pour nous soulever hors de l’eau. Nous avons commencé dans une position enroulée, près de la surface de l’eau, et alors que le balayage commence et que nous ressentons la traction de notre pale active, nous pouvons utiliser l’énergie de cette traction pour utiliser le bateau et nous soulever hors de l’eau. On peut décrire la rotation des hanches précisément en disant que cela consiste à jeter la hanche qui est proche au dessus de la surface, ou à ramener la hanche qui est éloignée sous l’autre, ou en balançant le genou proche au dessus de l’eau, ou en tournant le bateau de manière à quitter l’eau avec la hanche proche en premier… finalement tout cela revient à la même chose – vous utilisez l’énergie de la pagaie pour retourner le bateau.

Il est vital de comprendre que votre tête doit sortir de l’eau en dernier – puisque c’est la partie la plus éloignée du centre de gravité, elle peut potentiellement exercer un grand bras de levier. Cela aide donc de la garder dans l’eau, où la poussée d’Archimède compense en grande partie cette force. […]Parce que sortir sa tête de l’eau trop tôt est peut-être le moyen le plus sûr et le plus fréquent pour annihiler votre esquimautage, je recommande souvent aux élèves de s’imaginer en train de pousser contre l’eau avec la tête. Bien sûr, on ne gagne que très peu d’appui de cette façon, mais pour ce qui est d’éviter de sortir la tête trop tôt, c’est une technique très efficace.

Une autre technique qui semble aider les élèves est de regarder continuellement la pale active. Notez bien que la première partie de votre tête qui devra sortir de l’eau sera probablement la joue côté bateau. Rappelez-vous que vous finirez en regardant vers l’eau, vers votre pale active. Cela semble difficile à première vue, mais il en résultera un esquimautage fluide et sans effort.[…]

Le final: Maintenant que notre centre de gravité est plus ou moins au-dessus du centre de flottaison du kayak, il ne reste plus qu’à terminer le mouvement – c’est-à-dire amener le reste du corps au-dessus du bateau et se relever. Si nous effectuons une bonne transition d’avec la fin de la rotation des hanches (et nous devrions, puisque cela implique moins d’efforts et une diminution du rôle de la pagaie) nous bénéficions d’un élan assez conséquent. L’objectif est de « dérouler » la colonne vertébrale très progressivement: chaque fois que nous réussissons à « dérouler » un gramme de notre masse au dessus du bateau, nous aurons moins besoin de la pagaie pour finir le mouvement car le bateau travaille pour nous.

Si nous n’arrivons pas à nous dérouler complètement, nous sommes dans une situation qui requiert un appui avec la pagaie. En pratique, on continue le balayage vers l’arrière ou bien on l’inverse, et c’est ce support momentané qui permet le repositionnement du corps au dessus du bateau. […]

Vous devriez finir assis droit dans le bateau, le regard tourné vers l’endroit dans l’eau que vous venez de quitter. Votre bras actif devrait être tendu vers l’appui que vous venez de terminer, tandis que votre main inactive devrait être assez basse et proche de votre torse. […]

Erreurs fréquentes: si tout le monde arrivait à faire cela à chaque fois, cet article n’aurait de raison d’être. Heureusement, la plupart des problèmes avec ce type d’esquimautage tombe dans une des catégories suivantes:

Sortie prématurée de la tête
Il est naturel de se diriger la tête la première: c’est grâce à elle que nous voyons, entendons, sentons et respirons… c’est pourquoi la tendance à sortir la tête en premier peut s’avérer être un défaut coriace, tout spécialement dans le cas présent où nous voulons avant tout respirer. C’est probablement la raison numéro un des esquimautages manqués. Mon principal remède est de penser à appuyer sur l’eau avec la tête pendant la rotation des hanches, mais nous verrons d’autres solutions à ce problème plus bas.

[…]

Tirer sur la pagaie
Ceci arrive souvent lorsque les pagayeurs essaient de placer leur rotation des hanches sans chercher loin latéralement avec le balayage. Souvent ils vont balayer pendant dix centimètres pour alors placer un coup de pagaie parallèlement au kayak, d’en dessous de l’eau, alors que ce qu’ils voudraient est balayer et travailler perpendiculairement au bateau, car après tout on esquimaute en renversant son bateau, pas en s’arrachant de l’eau par la force. C’est le rétablissement du bateau qui nous tire hors de l’eau. […]Le remède contre les tentatives de « musculation de l’esquimautage » consiste simplement à bien dégager la main inactive, procéder à un balayage avec une grande allonge latérale, attendre que la pale active soit loin du bateau avant de commencer la rotation des hanches et suivre la pale des yeux.
Le poignet bloqué
Répétons-le: lorsque vous effectuez la rotation des hanches, l’orientation du corps par rapport à la surface évolue. Vous avez commencé renversé et regardant vers le haut et vous essayez de finir regardant la surface vers le bas. Puisque vous ne voulez pas que la position de votre pagaie par rapport à la surface ne change (elle doit rester plus ou moins à plat, sinon elle ne peut fournir aucun appui), vous devez dérouler votre poignet progressivement lorsque vous traversez la surface avec le corps, sinon la position va changer. Si vous balayez en laissant votre poignet enroulé et bloqué, l’angle de la pale va grimper, rendant le balayage plus difficile, jusqu’à ce que la pale ne puisse plus procurer un appui et ne s’enfonce sous l’eau.
Le remède est de maintenir la pale à plat – vous n’avez même pas besoin de lui donner un angle ascendant – simplement la maintenir à plat et le balayage fournira de lui-même toute l’énergie dont vous avez besoin, en déroulant progressivement votre poignet. En fait, si vous finissez avec le poignet entièrement tourné vers le haut, vous êtes en excellente position pour inverser le balayage au cas où vous auriez besoin d’un appui supplémentaire pour vous rétablir entièrement.
Etre pris de panique
De toutes les raisons qui peuvent faire échouer un esquimautage, celle-ci est à la fois la plus insidieuse et la plus difficile à corriger, car ici il ne s’agit pas d’un défaut technique mais de quelque chose qui dépend de votre état mental. Esquimauter lorsque l’on n’est pas sûr de son esquimautage est une entreprise très stressante – vous avez une quantité d’air limitée, vous êtes aveugle, vous ne pouvez vraiment entendre, d’après ce que nous savons il y a de gros rochers qui jaillissent sur nous alors que nous approchons de la lèvre d’une chute de la mort… nous rajoutons une certaine dose de peur et de la pression à la situation. […] Une solution pour s’empêcher de paniquer est de retrouver ses esprits, et comprendre ses priorités: la première et seule chose qui devrait nous inquiéter est de retourner le bateau. Une fois cela fait, ALORS nous pourrons nous soucier du reste. Prenez le temps de réfléchir et de parler des choses qui vous inquiètent. Une fois qu’elles sont identifiées, vous pouvez concevoir un plan pour ce genre de situations, ne serait-ce que de vous ressaisir, d’essayer à nouveau ou de changer de côté.

 

Re!

Voici une autre séquence illustrant l’esquimautage central. Comme pour l’esquimautage Pawlata, il est important de bien dégager la pale arrière afin qu’elle puisse passer au-dessus du bateau: en cas de blocage (dessin 1), beaucoup de personnes se mettent à tirer sur la pagaie et dénaturent ainsi le mouvement. Le piège est que même avec ce faux mouvement, l’esquimautage peut continuer à fonctionner, incitant alors à de mauvaises habitudes. Il n’est pas rare de retrouver quelques temps plus tard ces mêmes personnes avec un mouvement très violent (ils tirent très fort sur la pagaie) et une réussite aléatoire. Vous leur rendrez service en leur rappelant que le mouvement central est un balayage à plat à la surface, qui ne nécessite à priori que très peu de traction sur la pagaie.

 

 

 

4.2 Balayage de l’arrière vers l’avant

4.2.1 Mains décalées sur la pagaie: esquimautage Steyr

 

 

L’esquimautage Steyr est l’inverse du Pawlata. La pagaie balaye la surface d’arrière en avant et afin de permettre cela, la position de départ est atteinte différemment. Partant de la position préparatoire Pawlata (avant dessalage), on soulève la pagaie à la verticale; lorsqu’elle continue sa rotation après la verticale, la pale doit être orientée vers l’extérieur à l’aide du poignet, jusqu’à atteindre la position ci-dessus. Pour dessaler, on appuie vers le bas avec la pagaie et le corps suit le mouvement, arqué vers l’arrière et le côté. Comme dans l’esquimautage Pawlata, la taille et les hanches transforment la rotation du corps en rotation du bateau, mais cette fois, la rotation du corps s’effectue dans le sens inverse de celle du bateau car la pagaie effectue un balayage inverse. L’esquimautage Steyr est utilisé comme préliminaire à l’esquimautage rodéo, de la même façon que le Pawlata prépare le central.

4.2.2 Avec la pale tenue normalement: esquimautage rodéo

Autres dénominations: « central arrière », « back-deck roll », « reverse sweep roll ». Note: certaines personnes semblent faire une différence entre le « back-deck roll » et le « reverse sweep roll », mais je n’ai pu comprendre précisément où elle se situe.

 

Traduction (partielle) d’un article de Chris Joosse sur l’esquimautage rodéo

L’esquimautage rodéo a donné lieu à de chaudes discussions dans le monde de l’eau vive. Est-il sûr ? recommandable ? n’endommage-t-il pas les épaules ? le visage ne risque-t-il pas un bon ravalement de façade ? Les détracteurs sont relativement nombreux pour un certain nombre de raisons, mais ne laissez personne dire que ce type d’esquimautage n’est pas efficace ou rapide, car c’est justement l’un des plus rapides qui soit. De plus, les circonstances peuvent être telles que l’esquimautage rodéo soit le seul esquimautage possible si l’on veut utiliser la pagaie. Ainsi, ce style d’esquimautage peut valablement compléter la boîte à astuces de n’importe quel pagayeur.

Dans cet article nous allons présenter une méthode permettant d’apprendre et d’utiliser l’esquimautage rodéo, et nous discuterons également des dangers inhérents à une mauvaise exécution, ou à une utilisation inappropriée. Mais avant d’en venir à cela, commençons par dire ce que l’esquimautage rodéo n’est pas:

  • Ce n’est pas le seul moyen d’esquimauter, ni forcément le meilleur. Il devrait être considéré comme étant un moyen d’esquimauter, notamment si vous êtes retourné et penché sur le pont arrière. Il n’y a aucune raison de ne pas l’utiliser correctement, mais il ne dispense pas de connaître l’esquimautage central ou en suspension.
  • Il n’est pas intrinsèquement plus dangereux que d’autres types d’esquimautages — votre torse peut être exposé momentanément à des impacts avec les rochers, mais il faut nuancer ce risque car l’esquimautage rodéo peut être exécuté très rapidement. D’un autre côté, s’il est exécuté incorrectement, son utilisation peut avoir des résultats indésirables.
Comment l’exécuter

Nous supposons que vous savez faire un esquimautage central ou en suspension. Les ingrédients sont pratiquement identiques: vous allez prendre position, effectuer un balayage avec la pagaie, une rotation des hanches et un redressement avec votre tête sortant en dernier, comme pour les esquimautages que vous connaissez déjà. La mauvaise nouvelle, c’est que les sensations lors d’un esquimautage rodéo sont complètement différentes du central ou de la suspension.

L’esquimautage rodéo est un esquimautage à balayage, mais avec la pale active allant de l’arrière vers l’avant. La position de départ est différente car au lieu de regarder la surface, le pagayeur regarde plus ou moins le fond.

Mise en place

Commençons retourné, penché sur le pont arrière du bateau, regardant le fond. C’est une position où l’on est vulnérable — d’après la loi de Murphy, un rocher viendrait d’abord rebondir sur votre plexus solaire puis sur votre visage. Conscient de cela, la première chose à faire est de vous protéger, en tournant votre torse d’un côté ou de l’autre, et ce choix détermine quelle pale vous allez utiliser. Nous supposerons ici que vous tournez à gauche, ce qui signifie que c’est votre pale droite qui sera la pale active.

Pendant cette phase, il est vital de garder vos mains devant vous — pas sur le côté, pas au-dessus de votre tête, pas derrière vous ou au dessus de vos épaules: si vous voulez placer votre pale ainsi, tournez votre torse en conséquence. Gardez vos coudes repliés et bas en évitant de les placer au-dessus de vos épaules.

Ok, maintenant que nous avons tourné notre torse (et la tête), parlons de la pagaie. La pale active (dans notre main droite) devra avoir migré quelque part à côté de (ou sous) la pointe arrière, et comme nous avons tourné sur notre gauche et que nous regardons la surface autant que possible, votre main devrait être grosso modo devant votre visage. Votre coude droit devrait être maintenant fermement en travers du torse (vers l’épaule gauche), et le seul détail dont vous devez vous soucier est de sortir la pale inactive hors de l’eau. On utilisera la face interne de la pale active, c’est-à-dire celle que l’on utilise pour se propulser habituellement. Le poignet droit sera plutôt tordu dans cette position, mais il faut passer par là pour garder les coudes devant et en-dessous des épaules. A défaut, le risque de se déboîter l’épaule augmente fortement.

Donc, en résumé, la phase préparatoire consiste simplement en une rotation du torse, un dégagement de la pale inactive hors de l’eau et un placement de la pale active hors de l’eau, du côté où vous allez sortir. Oui, ça va être rapide.

Le balayage

Le balayage commence maintenant et c’est là que vous allez apprécier l’effort effectué par les muscles de votre dos lorsque vous faites une circulaire classique; en effet, cette fois ce sont quasiment entièrement les abdominaux qui vont effectuer la circulaire inverse. Beaucoup de personnes trichent et utilisent leurs muscles dorsaux et leurs épaules pour exécuter le mouvement, mais dans l’esquimautage rodéo, les bras servent essentiellement à tenir la pagaie, et non pas à effectuer le balayage en lui-même. Répétons-le: ce mouvement est laissé aux abdominaux.

Utilisez la pale avec un angle très légèrement ascendant pour balayer d’arrière en avant en vous replaçant vers l’avant dans le cockpit (souvenez-vous: vous avez commencé la manoeuvre penché sur le pont arrière). Lorsque le balayage vous aura dégagé le corps de dessous le bateau, effectuez la rotation des hanches en cherchant à amener le bateau sous vous. Votre balayage devrait se terminer penché sur l’avant. Si vous n’êtes pas entièrement rétabli lorsque vous arrivez sur l’avant, il vous suffit d’inverser le balayage pour terminer comme en central.

Durant toute la manoeuvre, vous n’avez jamais besoin de regarder vers le haut, et contrairement à un esquimautage central ou en suspension qui se terminerait sur l’avant, vous ne tournez à aucun moment ni la tête ni le haut du corps — considérez que le balayage s’effectue en regardant constamment plus ou moins vers le bas.

Considérations sécuritaires

Lors de la phase finale, beaucoup d’entre vous seront tentés d’étendre le bras et le coude loin du bateau pour obtenir un meilleur levier. Après tout, c’est le principe des appuis, n’est-ce pas ? Pour faire court: « oui, mais ce n’est pas ainsi que vos épaules fonctionnent ». Gardez vos coudes devant le torse et en-dessous des épaules tout le long de la manoeuvre. Vous ne recherchez pas à utiliser la puissance de votre buste ou de vos bras — ils ne devraient servir qu’à tenir la pagaie fermement. Si vous essayez de faire jouer vos bras, avec vos coudes hors de la zone « magique » située devant votre torse, vous pouvez vous blesser.

Au début de la manoeuvre, il est également tentant d’étendre vos bras au-dessus de votre tête et de placer vos coudes en mauvaise position, car après tout, cela consoliderait vos poignets et vous donnerait une meilleure saisie de la pagaie, non ? Eh bien, effectivement, cela fonctionnerait, mais cela mettrait également votre épaule dans une position où elle n’est pas structurellement stable. Gardez à l’esprit que cet esquimautage doit également être utilisable dans un rouleau et si vous stressez de trop votre épaule lorsqu’elle est dans cette position, avec votre coude grosso modo derrière la tête, vous courez un très grand risque de blessure.

Quand vous vous renversez en regardant vers le bas, la première chose à faire est de tourner votre tête et votre torse pour regarder du côté où vous allez sortir. Aussi rapidement que possible, placez votre main, coude et manche de pagaie en travers de votre torse pour vous protéger le visage d’éventuels rochers. Il vaut mieux prendre les coups avec ces parties là qu’avec votre nez ou vos dents.

Résumé

J’ai passé beaucoup de temps à parler des dangers inhérents à une mauvaise exécution du mouvement mais il n’est pas intrinsèquement dangereux. Au contraire, l’esquimautage rodéo est à la fois efficace et sûr (ai-je dis qu’il était rapide ? 😉 lorsqu’il est fait correctement. Entraînez-vous ! Soyez prudent et faites vous plaisir.

5. Les techniques d’esquimautage avec appui

Dans ce style d’esquimautage, l’appui est produit par un mouvement vertical de la pale, plus précisément un mouvement situé dans le plan vertical et perpendiculaire à l’axe du kayak (le plan médiateur des pointes), de façon similaire aux traditionnels appuis en poussée ou en suspension. A titre informatif, il existe aussi des esquimautages utilisant un mouvement de pale situé dans le plan vertical et parallèle à l’axe du bateau.

5.1 Mains décalées sur la pagaie: esquimautage latéral

Autres dénominations: « en guitare », « put accross roll ».

L’esquimautage latéral est un esquimautage assez répandu en France et encore assez souvent enseigné aux débutants. On peut le critiquer de multiples manières:

– il est lent à mettre en place (à nuancer)

– il nécessite beaucoup de place

– on ressort avec la pagaie dans une position qui ne permet pas de recommencer immédiatement à pagayer ou de placer un appui en cas de besoin

– il n’est pas utilisable dans les rouleaux (à nuancer)

Quoi qu’il en soit, il faut lui accorder une vertu première: si on parvient à placer la pagaie correctement alors on est quasiment certain de remonter, car le bras de levier énorme qui est utilisé permet de compenser à peu près toutes les imperfections de mouvement et les conditions difficiles.

La position de départ 

Contrairement à beaucoup d’autres types d’esquimautage, la position de départ n’est pas forcément facile à atteindre. Le plus court chemin pour y accéder lorsque l’on apprend est la manoeuvre dite du « salut de la reine ». Pour un droitier: pagaie en verticale en l’air, pale gauche dans la main gauche, main droite au milieu ou vers l’extrémité gauche du manche. On dessale alors à droite en maintenant cette position jusqu’à ce que la pale supérieure se pose à plat sur l’eau. Pendant le retournement, on se débrouille pour laisser la pale droite à la surface. On se retrouve finalement à l’envers, avec le bras droit plus ou moins en travers du visage, l’autre bras tenant toujours la pale au niveau du ventre.

 

 La rotation des hanches et la fin du mouvement

 

Comment atteindre la position de départ en situation réelle ?
Jusqu’à présent, la position a été atteinte par dessalage à partir de la position du salut de la reine. Dans la pratique, les choses ne se passent pas ainsi. Nous allons donner deux techniques pour atteindre la position de départ, étant entendu que la liste est très loin d’être exhaustive, chacun développant ses propres réflexes au fil du temps.
    -Vous naviguez et sentez que le dessalage est proche, disons côté droit pour fixer les idées. Si votre pale droite n’est pas ou peu enfoncée dans l’eau, il suffit d’accepter le dessalage tout en décalant vos mains sur la pagaie: la position de départ est alors atteinte directement au cours du dessalage comme à l’entraînement. Sitôt retourné et stabilisé, ajustez la position de la pagaie si le besoin s’en fait sentir, puis esquimautez. L’ensemble du demi-esquimautage est fluide, sans temps mort et s’effectue rapidement.
    -La deuxième technique s’applique lorsque vous êtes déjà retourné, la pagaie encore en position normale. Commencez par vous placer dans la position de départ de l’esquimautage central, c’est-à-dire, pour sortir à droite: penchez-vous sur l’avant, enroulez votre corps vers la gauche du kayak, pagaie parallèle au bateau, à gauche, pale droite en avant. Décalez alors vos mains sur la pagaie: vous êtes dans la position de départ de l’esquimautage Pawlata. Effectuez alors une rotation de la pagaie, pale droite à la surface ou complètement hors de l’eau, jusqu’à ce qu’elle soit perpendiculaire au bateau: vous êtes alors dans la position de départ du latéral.
La deuxième technique montre aussi comment l’on peut combiner la logique de l’esquimautage Pawlata et celle du latéral: on commence comme en Pawlata (y compris la rotation des hanches et du buste) puis on termine le mouvement comme en latéral lorsque la pagaie devient perpendiculaire au bateau, plutôt que de poursuivre la rotation vers l’arrière.
5.2 Pagaie tenue normalement: esquimautage en suspension
Autres dénominations: « c-to-c » (prononcez « si tou si »), « brace roll ». Cet esquimautage est efficace et facile à mettre en place une fois maîtrisée la rotation des hanches, car le mouvement est complètement similaire à l’esquimautage avec les mains sur le bord de la piscine ou sur la pointe d’un kayak. L’ensemble de la mise en place consiste à placer sa pagaie en position d’appui en suspension: le corps est alors perpendiculaire au bateau et courbé en forme de « C » ouvert vers la surface. On applique alors la rotation des hanches sans même tirer sur le bras: la tête ne bouge pratiquement pas et le corps se retrouve alors courbé en forme de « C » ouvert vers le fond (d’où le nom « C à C »). Pour la sortie de l’eau, on utilise l’appui ainsi que le classique mouvement d’enroulement-tête-en-dernier, éventuellement penché en arrière ou en avant.
Position de départ
Ce diagramme montre la position de départ pour un esquimautage main droite. Une fois retourné, enroulez-vous sur votre gauche (les abdominaux travaillent) et placez vos mains en dehors de l’eau tout en maintenant vos avant-bras contre le kayak. Tournez le poignez droit de manière à donner à la pale un angle légèrement ascendant afin de l’inciter à rester à la surface pendant le balayage (étape suivante).
Balayage
Maintenez votre pagaie près de la surface (idéalement: hors de l’eau) pendant que vous la tournez en même temps que votre corps jusqu’à ce qu’elle soit perpendiculaire au kayak. Votre bras gauche passe au dessus du kayak. Idéalement, vous avez la carre du kayak sous l’aisselle gauche. C’est la phase où tout se joue, car si cette position est atteinte correctement, la réussite est quasiment assurée. Il importe donc de prendre son temps et ses repères avant de continuer.
Rotation des hanches
La rotation des hanches est effectuée dès que vous avez fini le balayage. Durant le balayage, votre corps s’est progressivement arqué et se trouve bandé comme un ressort, près à se détendre. C’est justement la rotation des hanches qui le détend: elle est très puissante et pratiquement aucune pression n’est exercée sur la pagaie. Votre tête devrait rester près de la surface (légèrement en dessous) jusqu’à ce que la force de flottaison du bateau ne vous tire hors de l’eau.
Le redressement
C’est une simple continuation de la rotation des hanches. A priori vous êtes simplement penché sur le côté, la pagaie aidant jusqu’à la stabilisation complète. Cependant, un mouvement d’enroulement penché sur l’arrière facilite encore davantage la sortie. Vous devriez avoir la pagaie devant vous, près du corps, à hauteur d’épaule et raisonnablement horizontale.
Le début de la séquence peut faire croire à un esquimautage central, notamment le mouvement de la pagaie. Cependant, il n’y a pratiquement aucune rotation de la taille dans l’esquimautage en suspension. Les hanches redressent le bateau par un mouvement purement latéral. Beaucoup de pagayeurs esquimautent en central (avec la rotation du buste) mais une fois la pagaie perpendiculaire au bateau, ils finissent le mouvement comme l’esquimautage en suspension plutôt que de continuer le balayage vers l’arrière.
On constate une fois de plus qu’au delà des techniques « pures » décrites ici, les pagayeurs utilisent une combinaison de mouvements développées au fur et à mesure des années de pratique, qui leur est finalement très personnelle.
6. Mini lexique anglais/français de l’esquimautage
balance              équilibre
blade                 pale (de la pagaie)
brace                 appui: en suspension (high brace) ou en poussée (low brace)
bow                   proue (pointe avant)
buyoancy           flottaison
capsize              chavirement, dessalage
deck                  pont: arrière (back deck) ou avant (front deck)
elbow                coude
hip                    hanche
hipsnap, hipflick rotation latérale des hanches
paddle               pagaie
roll                    esquimautage
shaft                 manche (de la pagaie): désigne souvent l’emplacement des mains.
shoulder            épaule
spraydeck          jupe
stern                 poupe (pointe arrière)
sweep                balayage circulaire: d’avant en arrière (forward sweep) ou d’arrière en avant (reverse sweep)
wrist                  poignet

7. Références

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JEU-TEST KAYAK DE MER réalisé par Guy LECOINTRE (initiateur du site kayakalo.fr, un site des mises à l’eau pour le kayak de mer).
Contact : CK/mer (Connaissance du Kayak de mer) www.ckmer.org FRANCE. Signalez-nous les erreurs éventuelles, n’hésitez pas à faire des commentaires !

208 questions ! A consommer avec modération. Faites une petite navigation entre chaque chapitre …

Ce jeu, qui se veut pédagogique et un peu ludique, vous permettra peut-être d’enrichir vos connaissances. Une façon, parmi d’autres, de transmettre une culture maritime et surtout de donner envie d’apprendre !

Création : janvier 2006
Dernière mise à jour : 25/03/10
Page « Courant » : en collaboration avec Alain HEMEURY.
Page « Météo Méditerranée » : Jean-François DAO.
Page « Kayak bois » : Alain KERBIRIOU.
Page « Protection du milieu marin » : Olivier PARSY et Jean-Marc TERRADE.
Remerciements à :
Véronique OLIVIER en charge des tâches de relecture.
François DEMONT et Laurent HEYE pour leur aide informatique.

Sommaire :
Questions générales (10 Q)
Gestion du temps (5 Q)
Cartes – compas (36 Q)
Marée (30 Q)
Courant (7 Q)
Atmosphère (12 Q)
Météo (37 Q)
Météo Méditerranée (6 Q)
Nuages (13 Q)
Balisage (18 Q)
Hypothermie (9 Q)
Kayak bois (28 Q)
Protection du milieu marin (3 Q)
Références

Dino Tremblay a fait une adaptation de ce JEU-TEST KAYAK DE MER sur son site québécois Sentiers maritimes (cliquer sur « Testez vos connaissances »)

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AUTRES JEUX :

METEO FRANCE :
http://www.meteofrance.com/FR/pedagogie/jeunesse_et_jeux/index.jsp »>

INTERMET : allez à  » Ressources éducatives « :
http://galileo.cyberscol.qc.ca/intermet/entree.htm »>

OFIMER (Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture) : allez à « Espace Junior » :
http://www.ofimer.fr/ »>

NaOOnet, le jeu du  » Virtual Marin  » ! :
http://cnsl.naoonet.free.fr/TSF/jeu/index.htm »>

Le site Web du Centre Nautique Sèvre Loire (CNSL), à Trentemoult (Nantes) propose aux amateurs de voile-aviron cet espace d’échanges, de partage de savoir-faire et de connaissances : http://cnsl.naoonet.free.fr/welcome/index.php. et NaOOnet, le jeu du  » Virtual Marin  » ! : ttp://cnsl.naoonet.free.fr/dossiers/dossiers.php?id_dossier=40